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DPE et Valeur Verte : Quel impact réel sur le prix de vente de votre logement ?

DPE et Valeur Verte : Quel impact réel sur le prix de vente de votre logement ?

Le DPE n’est plus une simple donnée technique reléguée en fin de dossier de diagnostic technique. Elle influence clairement le prix des logements. Une étude détaillée publiée par les Notaires de France en décembre 2025, portant sur les transactions de l’année 2024 apporte un éclairage indispensable sur ce que l’on appelle désormais la « valeur verte » des logements. On décortique cette étude.

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L’impact concret de l’étiquette énergie sur le prix de vente

Le premier constat de l’étude est sans appel : l’impact de l’étiquette énergie sur les prix de vente des logements anciens n’a cessé d’augmenter depuis 2021, et ce, quel que soit le marché concerné. En 2024, les chiffres révèlent une hiérarchie de prix très marquée par rapport à un logement de référence classé D.

Pour les appartements, un DPE A permet de réaliser une plus-value moyenne de 16 % par rapport à un bien classé D. Cette prime à la performance décroît avec l’étiquette : elle est de +12 % pour la classe B et tombe à +6 % pour la classe C. À l’inverse, vendre un appartement classé G entraîne une moins-value moyenne de 12 % par rapport à la classe D.

Le marché des maisons individuelles est encore plus sensible à cette variable. Si les plus-values pour les classes économes (A et B) sont assez similaires à celles des appartements (respectivement +17 % et +13 %), les décotes pour les biens énergivores sont beaucoup plus brutales. Une maison classée G subit une moins-value moyenne de 25 % par rapport à une maison de classe D. Ces écarts s’expliquent par le fait que les acquéreurs de maisons intègrent désormais systématiquement le coût des travaux de rénovation globale dans leur négociation, percevant les classes F et G comme une charge financière immédiate.

Un marché des « passoires thermiques » qui se stabilise

Après une période de forte volatilité, le marché des logements très énergivores semble entrer dans une phase de stabilisation. La part des ventes de logements classés F et G au DPE avait fortement progressé entre 2021 et 2023, passant de 11 % à un pic de 17 %. Ce phénomène était largement alimenté par l’inquiétude des propriétaires face aux contraintes réglementaires liées à la location.

En 2024, cette progression s’est arrêtée, enregistrant une baisse de 2 points pour se stabiliser à 15 % au deuxième trimestre 2025. Il est intéressant de noter que cette tendance varie selon le type de bien : la part des ventes de logements très énergivores a davantage progressé dans le secteur individuel (passant de 12 % à 19 % entre 2021 et 2023) que dans le collectif (de 9 % à 12 %).

Cette stabilisation suggère que le marché a désormais intégré une grande partie des biens que les propriétaires souhaitaient vendre par anticipation des interdictions de louer. Cependant, 40 % des ventes réalisées en France en 2024 concernaient encore des logements dits « énergivores » (classes E, F ou G), contre seulement 27 % de logements économes (A, B ou C).

Disparités régionales : l’influence du climat et de l’ancienneté

La valeur verte n’est pas uniforme sur l’ensemble du territoire français ; elle dépend fortement du climat local et de l’âge moyen des bâtiments. Les régions du Sud et de l’Ouest se distinguent par une part de logements économes beaucoup plus élevée. En 2024, les logements classés A, B ou C représentaient 41 % des ventes en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 43 % en Occitanie et jusqu’à 52 % en Corse. Les DROM (hors Mayotte) affichent même un taux record de 75 % de ventes en classes économes, grâce à un parc immobilier plus récent.

À l’inverse, les régions septentrionales et centrales présentent un parc plus énergivore. En Normandie, en Bourgogne-Franche-Comté et dans le Centre-Val de Loire, la part des classes E, F et G frise les 50 %. Paris constitue un cas particulier : si 65 % des transactions y concernent des classes E, F ou G, l’impact d’une bonne étiquette sur le prix y est paradoxalement plus faible qu’ailleurs. En 2024, le modèle statistique des notaires n’a pas mis en évidence d’effet significatif des étiquettes A, B ou C sur les prix dans la capitale, signe que la tension du marché et l’emplacement priment encore sur la performance énergétique.

En région, l’avantage financier d’une rénovation est beaucoup plus net. Par exemple, la plus-value pour un appartement classé A ou B atteint +20 % en Occitanie, contre +11 % en Auvergne-Rhône-Alpes. De même, la moins-value pour une maison de classe G peut atteindre -32 % en Nouvelle-Aquitaine, illustrant le risque financier majeur de ne pas entreprendre de travaux dans certains secteurs.

Calendrier d’interdiction de location de passoires thermiques

La loi climat et résilience a introduit un calendrier d’interdiction de location de passoires thermiques qui a un impact non négligable sur les prix :

  • 2023 : Exclusion des logements classés G+
  • 2025 : Exclusion de l’ensemble de la classe G
  • 2028 : Exclusion de la classe F
  • 2034 : Exclusion de la classe E

Cette pression réglementaire influence directement la stratégie de vente. L’étude montre notamment que les prix des appartements de classes A et B ont fortement augmenté dans les grandes villes comme Paris qui sont des villes où l’offre locative est importante.

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