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Plan Relance Logement 2026 : nouveautés pour les propriétaires

Plan Relance Logement 2026 : nouveautés pour les propriétaires

Mis à jour le 1 février 2026 à 02:35

Le gouvernement a dévoilé fin janvier 2026 un Plan « Relance Logement » ambitieux pour faire face à la crise du logement. Annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, accompagné du ministre du Logement Vincent Jeanbrun, ce plan comprend plusieurs mesures qui intéressent directement les propriétaires, notamment en matière de rénovation énergétique. Au programme : un nouveau statut fiscal pour les bailleurs privés, la relance de l’aide MaPrimeRénov et un accent mis sur la rénovation des logements les plus énergivores. Le tout dans un esprit simple et concret, sans bouleversement des règles du diagnostic énergétique. Kiwidiag décrypte tout ça pour vous.

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Les 3 axes du plan « Relance Logement« 

Face à la crise actuelle, le plan gouvernemental s’articule autour de trois grands axes :

  • Relancer la construction de logements neufs : objectif de 400 000 logements par an, dont 50 000 logements locatifs privés et 125 000 logements sociaux dès 2026.
  • Renforcer les moyens des acteurs du logement (privés comme publics) pour faciliter la construction et la rénovation. Il s’agit d’apporter des financements ou soutiens supplémentaires afin de débloquer des projets immobiliers.
  • Accélérer et simplifier les procédures : cela passe par une simplification du droit de la construction, la transformation plus rapide de bureaux en logements, et une facilitation des travaux de rénovation

En clair, l’État veut stimuler la construction de logements neufs tout en boostant la rénovation du parc existant. Le troisième axe est particulièrement important pour les propriétaires de logements anciens : il vise à rendre les travaux plus simples à réaliser et plus rapides, afin d’améliorer les logements inoccupés ou vétustes.

Le gouvernement insiste sur la nécessité de remettre sur le marché les logements de DPE classés F ou G en réalisant les travaux appropriés et non pas en changeant encore les règles du DPE. Autrement dit, on n’allégera pas les exigences du DPE pour faire remonter artificiellement ces logements dans le classement : la priorité est de les rénover réellement.

Un nouveau dispositif pour les bailleurs privés : le « Jeanbrun« 

Parmi les mesures phares, le plan introduit un nouveau statut pour les bailleurs privés, surnommé le « dispositif Jeanbrun  » (du nom du ministre Vincent Jeanbrun qui porte cette réforme). Ce dispositif fiscal vient remplacer les anciens mécanismes d’aide à l’investissement locatif comme la loi Pinel pour redonner envie d’investir dans le logement locatif privé. L’idée est d’offrir un avantage fiscal incitatif aux particuliers qui achètent un logement pour le louer, qu’il soit neuf ou ancien avec travaux.

Concrètement, le bailleur pourra déduire de ses revenus imposables une partie du prix d’achat du logement ainsi que les dépenses liées à la location (travaux de rénovation, taxe foncière, intérêts d’emprunt, etc). En échange, il doit respecter certaines conditions : louer le bien pendant au moins 9 ans en tant que résidence principale du locataire, pratiquer un loyer plafonné (intermédiaire, social ou très social selon le cas), et ne pas louer à un membre de sa famille. Ce nouveau régime est ouvert à toute la France, sans zonage, et il durera en principe trois ans (2026-2028) pour inciter rapidement à lancer des projets.

MaPrimeRénov’ : suspension et reprise avec un budget revu

L’aide publique MaPrimeRénov, qui subventionne les travaux de rénovation énergétique, a connu un début d’année mouvementé. Faute de budget voté à temps pour 2026, le guichet de MaPrimeRénov’ a été suspendu le 1ᵉʳ janvier 2026. Cela signifie qu’aucune nouvelle demande n’a pu être déposée début janvier, ce qui a pu inquiéter de nombreux propriétaires en plein projet.

Le gouvernement a toutefois rassuré en annonçant que le guichet rouvrira très rapidement dès que le budget 2026 serait adopté. D’après Sébastien Lecornu, MaPrimeRénov’ sera de nouveau opérationnelle sous 10 jours maximum après le vote définitif de la loi de finances. Autrement dit, la reprise des demandes est imminente (probablement courant février 2026).

Un budget moins élevé que prévu

Initialement, la ministre du Budget Amélie de Montchalin s’était engagée à maintenir une enveloppe de 3,5 milliards d’euros pour l’année. Cependant, les dernières informations laissent entendre que le budget final serait réduit à environ 2,7 milliards d’euros. Cette diminution par rapport aux promesses s’explique par la nécessité de maîtriser la dépense publique.

Vincent Jeanbrun a d’ailleurs assuré que le budget 2026 de MaPrimeRénov’ a été dimensionné de façon à résorber le stock de dossiers en attente (environ 80 000) accumulés suite aux couacs des années précédentes. En clair, toutes les demandes déposées en 2025 seront traitées en 2026, et la nouvelle enveloppe devrait couvrir les nouvelles demandes sans avoir à fermer le guichet en cours d’année.

Rénovation énergétique : priorité aux logements de DPE F et G

Le plan logement 2026 met l’accent sur la lutte contre les «  passoires énergétiques  », c’est-à-dire les logements de DPE F et G. Les logements classés G sont interdits de location de depuis le 1er janvier 2025 et les G seront interdits de mise en location en 2028.

L’objectif affiché est de remettre sur le marché les logements classés F et G en les faisant remonter à E, D ou mieux grâce aux travaux. Pour cela, plusieurs actions sont engagées : d’une part, le soutien financier via MaPrimeRénov’ et d’autres aides est de plus en plus ciblé sur ces passoires thermiques. L’Agence nationale de l’habitat (Anah), qui gère MaPrimeRénov’, s’est fixé pour 2026 un objectif ambitieux de 120 000 rénovations globales (rénovations complètes) en privilégiant les travaux permettant un gain énergétique significatif – par exemple un saut de deux classes DPE pour le logement rénové.

D’autre part, le cadre des travaux éligibles évolue afin d’encourager les rénovations lourdes plutôt que les petits gestes isolés. À partir de 2026, certaines opérations ne sont plus subventionnées de manière individuelle par MaPrimeRénov’ : c’est le cas de l’isolation des murs et de l’installation de chaudières à biomasse (bois/pellets), qui sont exclues de la liste des travaux pris en charge «  par geste  ». Ce choix, acté par le gouvernement à l’automne 2025, vise à prioriser d’autres travaux jugés plus efficaces en première intention. Par exemple, isoler les murs d’une maison sans traiter le reste n’est plus financé en tant que tel (il faudra l’intégrer à une rénovation globale). De même, remplacer sa vieille chaudière par une chaudière biomasse n’est plus aidé, car ce matériel est onéreux et moins stratégique aujourd’hui. En revanche, d’autres gestes restent éligibles en 2026, comme l’isolation des combles ou le passage à un poêle à bois performant, et bien sûr les bouquets de travaux complets.

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